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Prévention

Être aidant face à la maladie d’Alzheimer

21.09.2026

Vous aidez au quotidien une personne de votre entourage atteinte de la maladie d’Alzheimer ? Alors vous êtes ce qu’on appelle un « aidant familial ». Dévoué auprès de votre proche en perte d’autonomie, vous faites pourtant face à de nombreux défis : cumul des responsabilités pros et persos, surcharge mentale, fatigue, risques de burn out, … Face à un quotidien parfois douloureux, vous avez le droit aussi de demander de l’aide.

Être aidant Alzheimer : des défis lourds au quotidien

La France compte 9,3 millions de proches aidants, selon la DREES. Parmi eux, certains accompagnent au quotidien une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. En 2025, 1,4 million de personnes vivent avec l’une de ces maladies en France. En comptant les proches aidants qui les accompagnent, plus de 3,5 millions de personnes sont aujourd’hui directement concernées. Pour les aidants, cet accompagnement s’ajoute souvent à la vie professionnelle, familiale et personnelle.  Rendez-vous médicaux, démarches administratives, aide dans les gestes du quotidien, surveillance… Au fil de l’évolution de la maladie, la charge peut devenir importante et laisser peu de place au répit.

Alzheimer en quelques chiffres 

1,4 million de personnes vivent avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée en France en 2025.

Plus de 3,5 millions de personnes sont aujourd’hui concernées si l’on compte les personnes malades et leurs proches aidants.

Près de 2,2 millions de personnes pourraient être atteintes d’ici 2050, soit presque deux fois plus qu’en 2018. Le vieillissement de la population explique en grande partie cette progression.

Source : France Alzheimer, données publiées en mars 2025 à partir notamment des estimations d’Alzheimer Europe.

 

« Quand on est aidant, on a rarement du répit ! Lorsque j’ai dû m’occuper de mon papa, diagnostiqué Alzheimer à 85 ans, j’ai fait en sorte qu’il puisse rester chez lui. Le problème, c’est que je n’avais pas anticipé les difficultés que ce maintien à domicile représentait. Faire la toilette, gérer les papiers administratifs, récupérer les médicaments, jongler entre les rendez-vous… Prendre soin d’un malade, c’est une responsabilité de tous les jours face à laquelle on se sent très seul. Et parce qu’on pense pouvoir tout gérer seul, on prend le risque de s’oublier complètement. »

Repérer les signes d’épuisement et s’en protéger

Ce sentiment d’isolement est partagé par de nombreux aidants. On estime en effet que 49 % d’entre eux en France souffrent de leur situation et de ses conséquences (Enquête DREES réalisée en 2023). Ce constat met en lumière la grande fragilité auxquels s’exposent les proches d’un malade Alzheimer.

Parmi les signaux qui doivent vous alerter, on retrouve :

  • Des journées harassantes dont vous sortez épuisé
  • Un stress chronique
  • Une difficulté à déléguer
  • Des troubles du sommeil et une « lassitude matinale »
  • Une baisse de l’estime de soi et un repli social
  • Une irritabilité et/ou une dégradation de la relation avec votre proche malade
  • Des douleurs chroniques (maux de dos, migraines, infections à répétition…)
  • Une dégradation de votre état de santé (hypertension, perte d’appétit, amaigrissement…)

Vous vous reconnaissez dans au moins trois de ces symptômes ? La Fondation Recherche Alzheimer met à votre disposition l’échelle de Zarit, un test de 22 questions qui vous permet d’évaluer votre charge : Je fais le test !

Proche aidant Alzheimer, quels dispositifs de soutien ?

Soutien psychologique, temps de répit, congé, aide financière… Des solutions existent pour éviter de rester seul face aux difficultés :

  • Les haltes-relais Alzheimer

Les haltes relais ou haltes répit offrent aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer un temps hors du domicile. Elles y participent à des activités socioculturelles et ludiques, sur une demi-journée ou une journée. L’aidant bénéficie ainsi d’un moment de répit, tout en offrant un temps de détente à son proche malade. Pour trouver les haltes relais proches de chez vous, cliquez ICI.

  • L’accueil de nuit

Vous avez besoin d’une nuit complète de sommeil pour récupérer ? Sachez que vous pouvez faire intervenir une aide à domicile la nuit ou demander un accueil ponctuel en établissement spécialisé. Toutes les informations ICI

  • Le droit au répit dans le cadre de l’APA

Si votre proche bénéficie de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile, son plan d’aide peut financer certaines solutions de répit : accueil de jour, hébergement temporaire ou relais à domicile. Lorsque le plafond du plan d’aide est atteint, une enveloppe supplémentaire peut également être accordée sous certaines conditions. En 2026, elle peut atteindre 583,52 € par an.

  • Le congé indemnisé de soutien familial

Ce congé permet à un salarié aidant de s’occuper d’une personne handicapée, âgée ou en perte d’autonomie. Accessible sous conditions (lien familial ou étroit avec la personne aidée, résidence en France de la personne aidée), ce congé est à durée limitée. Pour connaître ses modalités et conditions d’attribution, renseignez-vous ICI.

  • Aidant salarié, un statut rémunéré

Vous aidez un proche en perte d’autonomie et devez diminuer ou stopper votre activité professionnelle ? Sachez que vous pouvez prétendre à un statut salarié.
De plus, les personnes dépendantes souffrant d’Alzheimer et éligibles à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) peuvent employer leur aidant familial et le rémunérer via cette allocation. N‘hésitez pas à vous renseigner ICI

Où trouver de l'aide ?

Votre médecin traitant, le centre communal d’action sociale (CCAS), le conseil départemental ou une plateforme d’accompagnement et de répit peuvent vous orienter vers les solutions disponibles près de chez vous. Les associations spécialisées, comme France Alzheimer, proposent également des informations, des groupes de parole et différentes formes d’accompagnement.

L’aide aux Aidants MCCI, pour accompagner ceux qui soutiennent

Au-delà des dispositifs existants, les adhérents MCCI peuvent également bénéficier d’un accompagnement dédié lorsqu’ils aident un proche en perte d’autonomie ou atteint d’une maladie comme Alzheimer.

Selon les modalités de votre contrat, nous vous proposons des solutions d’assistance et de répit pour vous soulager au quotidien :

  • Le service « Aide aux aidants » qui peut vous accompagner dans la recherche d’établissements spécialisés, la livraison de repas à domicile et dans les démarches administratives,
  • L’assistant santé qui vous met en lien avec des professionnels de santé et des services où que vous soyez (téléconsultation médicale, réseau de soins Itélis, aide à domicile ou tout simplement un soutien psychologique…),
  • Le Fonds d’entraide MCCI peut vous venir en aide. Pour en savoir plus, contactez-nous : 09 77 40 14 10.

Parce que la santé de votre proche passe aussi par la vôtre, ne la négligez pas et osez demander de l’aide.

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